Nandelïn
Lorsque le vent n’en finit plus
de murmurer à ses oreilles,
La grande Elfe au cheveux ténus
défait sa tresse de merveilles.
Le geste défiant l’inconnu
pour créer un monde d’éveil,
Son être se mettant à nu
en offrant son cœur au soleil,
Elle fait jouer ses doigts menus
réveillant la terre en sommeil…
Flocon de Neige
Flocon de Neige il y eut d’abord…
La Chatte changée par le sort
D’une marâtre en désaccord.
Puis vint le fils du bûcheron
Qu’elle envoûta de ses yeux ronds.
Et enfin la « transformation »
Du fait d’un indicible amour
Qui de leurs vies changea le cours,
Les amenant droit à la cour.
Ayant recouvrée ses jupons
Princesse, Femme de bûcheron
La Dame chat garda son nom.
La Charmeuse de Rats
Fleur du Ciel
Elle illuminait la nuit
plus brillante que jamais.
Il monta le Mont Fuji,
pour en croire ce
qu’il voyait.
Elle lui apparut en rêve
sous une enveloppe d’Eve.
Mais s’offrit à son regard
transformée en nénuphar.
C’est la singulière histoire
de l’étoile qui descendit
sur la terre rien que
pour lui,
mais qui sur l’eau a choisi
d’une fleur vivre la vie
pour mieux admirer la nuit
couchée sur ce grand miroir.
ANGE
Ange est une sculpture d’environ 45cm
de hauteur réalisée par l’artiste
Sara.H dans son atelier.
CHARME I & II
est une pièce unique en terre cuite.
Chimère
Les yeux fermés,
Lèvres en sourire,
Rêvant à ce
qu’elle vient de lire,
Du fantastique
elle est la mère,
Entrez dans le monde
« Chimère ».
Corps-Accord
Recroquevillée,
En plein accord,
Sentant le corps,
Se transformer,
Pour partager
Quelques accords,
Les âmes encore,
Sont enlacées.
Floralyse
« Au temps jadis, alors que dans toutes les régions de notre pays, les hommes œuvraient et défrichaient, elfes et fées s’étaient réfugiés en un lieu qu’ils avaient rendu inaccessible. C’était une haute vallée entourée d’une ceinture de montagnes hérissées de forêts enchevêtrées. Là, dans un décor charmant, un lac ravissant clapotait, tandis que, sur ses rives, fleurissait un éternel printemps.
Il y croissait les fleurs les plus délicates, aux couleurs irisées. Les elfes, tout menus et gracieux, voltigeaient d’une corolle à l’autre, en compagnie de papillons bigarrés. Les fées, aux longues robes diaprées, dansaient sur l’eau les soirs de clair de lune, au son d’une musique harmonieuse et légère. Floralyse, la reine des fées, régnait sur ce domaine enchanté.
Or, un jour que tout ce petit monde s’ébattait joyeusement, une biche survient, hors d’haleine. – Alerte! Les forêts vont s’ouvrir et les hommes envahiront votre royaume! Aussitôt on l’entoure. Les questions pleuvent: – Quand? – Comment? – Pourquoi? – Les hommes, merci ! On se passe de leur société! La reine Floralyse saura bien lancer aux alentours des sortilèges qui empêcheront leur intrusion! Toutefois, elle, qui vient de discourir longuement avec la biche, secoue gravement la tête. Non, aucune magie ne pourra agir en l’occurrence: ceux qui projettent de venir dans la vallée sont des moines. Dieu les protège.
– Dans ce cas, remarque Prunet, l’elfe aux ailes violettes, ils ne nous feront pas de mal!
– Non, certainement pas, admet la reine. Mais en abattant une partie des forêts, ils ouvriront un passage aux vents et à l’hiver pénétrera derrière eux. Puis, peu à peu, d’autres hommes viendront et s’établiront sur nos rives. Qu’allons-nous devenir? disent les elfes en s’asseyant par terre, prêts à pleurer.
– Ne commencez pas à pleurnicher, protestent Luciole et Myrtille, les fées qui vivent à la lisière des bois. Si les hommes sont vraiment trop rudes pour le petit peuple que nous sommes, nous nous retirerons au fond du lac, voilà tout! Qu’en pense notre gracieuse souveraine?
– La première chose à faire, décide Floralyse, en dressant fièrement sa tête mignonne couronnée de fleurs d’or, est d’envoyer des messagers qui, à leur insu, observeront les hommes s’apprêtant à envahir notre vallée. S’ils se révèlent moins frustes que nous le supposons, il y aura peut-être possibilité de communiquer avec eux. - Et si ce sont des rustres? interroge Liseron, le fragile elfe bleu à la voix cristalline.
– Dans ce cas, comme l’ont dit Luciole et Myrtille, il faudra nous résoudre à disparaître dans les demeures souterraines où nous créerons un palais qui abritera fleurs rares, insectes trop fragiles, oiseaux et animaux désirant nous accompagner dans notre exil.
Sans tarder davantage, le petit peuple commence ses investigations. Liseron et Prunet, les plus hardis parmi les elfes, se proposent comme observateurs. L’un quitte la vallée guidé par un rouge-gorge, l’autre s’en va dans la direction opposée, accompagné d’une abeille expérimentée.
Ils reparaissent le lendemain, épuisés de fatigue et stupéfaits de ce qu’ils ont vu et entendu. Elfes et fées les écoutent, consternés, tandis qu’ils présentent leurs rapports à la reine Floralyse. – Hélas! Majesté, annonce Prunet, à mon avis, nous ne pouvons cohabiter avec les hommes. Jamais ils ne nous comprendront. Ils ne savent ni voir, ni entendre ce que la nature leur dispense, et cherchent le bonheur je ne sais où, sans remarquer toutes les joies qu’ils ont à leur portée.
– J’ai chanté pour eux mes plus douces mélodies, se désole Liseron, personne n’y a pris garde.
– J’ai dansé dans un rayon de lune et nul ne l’a remarqué, s’indigne Prunet. Comment est-ce possible! murmurent tous les assistants. En êtes-vous sûrs ?
– Je crois, dit alors la reine Floralyse, que ces faits sont tristement exacts. Toutefois, avant de prendre une décision, je vais tenter quelques expériences et me rendre en personne sur les lieux. Que l’on amène mon char volant! Anxieux, le petit peuple voit s’éloigner sa souveraine, dans un pétale de rose traîné par des libellules. Heureusement, elle ne tarde pas à reparaître.
– Non, crie-t-elle avant même d’atterrir, ne nous mêlons pas à de pareilles gens. J’ai fait éclore pour eux des fleurettes exquises et ils les ont foulées aux pieds. Vite, au travail, quittons la surface de la terre! Lorsque les hommes arrivèrent à la vallée qu’ils nommèrent « Joux » à cause de ses forêts,
le petit peuple vivait heureux dans un palais souterrain dont on voit toujours les orifices. Le rocher qui émerge parfois dans le lac n’est autre que le sommet de sa tour ».
Légende vaudoise recueillie par Huguette Chausson
Instant volé
Oublier le monde un peu, par choix
Aller se perdre au fond d’un bois
Toucher la nature du bout du doigt
La laisser reprendre ses droits
Ressentir la Vie autour de soi
Communiquer mais sans la voix
Puis, laisser l’onde suivre sa voie
Ne rien tenter…
Avoir la foi…
Isabeau
Le jour elle ouvre grand ses ailes
pour se poser sur son épaule.
Le soir tombé, il vient vers elle
dans la peau du loup qui la frôle.
C’est là le sort qui les condamne,
jeté par un prêtre jaloux
À ne pouvoir joindre leurs âmes
que sous la forme d’aigle et loup.
De la légende
– LadyHawke –
Jeu sur la Corde
L'Enfant
Créer sa nature en rêvant
Lancer des fleurs aux quatre vents
Faire naître un monde en dessinant
Le voir exister dans le temps
sans n’y trouver rien d’étonnant
… c’est là le secret de l’enfant
L'Escargot de Mélodie
Oeuvre personnalisée
L'Escarpin Enchanté
Conçu pour n’être point porté,
Réalisé de doigts de fées,
Seulement pour être admiré,
Voici l’Escarpin Enchanté.
La Fée des Marais
Au jour réclamant une trêve,
Comme si la nuit la retenait,
Semblant s’éveiller d’un doux rêve,
Admirez la Fée des Marais.
La Belle Luce
l était une fois une jeune paysanne de Gruyères,
belle et fière, qui se nommait Luce.
Lors d’une partie de chasse,
le Comte Jean II, maître de ces terres,
rencontra la jeune fille au détour d’un bois.
Ému par sa beauté, le Seigneur du Château
offrit au père de Luce un grand pré contre sa fille.
Le paternel, dénué de scrupules accepta
et la jeune fermière fût séquestrée au Château.
Là, elle se refusa à Jean II,
car déjà fiancée à un garçon de sa condition.
Ce dernier vint héroïquement la délivrer.
La Chevrière
Au cours de la guerre d’Everdes (1349),
du nom de la seigneurie d’Othon, vassal du Comte de Gruyères,
une violente bataille oppose les Gruériens aux Fribourgeois
aidés des troupes bernoises qui marchent, la nuit venue,
sur la colline de Gruyères. Les femmes sont seules
avec leurs chèvres à l’intérieur de la ville assiégée.
La légende raconte qu’une femme a eu une idée folle:
‘‘Attachons des torches aux cornes des chèvres et
chassons-les vers les Bernois’’.
Lâché par la porte du Belluard,
le troupeau dévale la colline au cœur de la nuit.
Les Bernois s’enfuient devant cette armée du diable
qui vole au secours des Gruériens.
Depuis cette nuit mémorable,
les chèvres de Gruyères sont régulièrement fêtées.
La Légende du Roitelet
Il y a longtemps, bien longtemps, un frêle oiseau consentit à accomplir la plus périlleuse des missions…
Rapporter le feu sur la terre par un rayon de soleil qu’il s’en alla chercher au péril de sa vie.
Il ramena le feu aux hommes mais y perdit son plumage. Emerveillé d’un tel dévouement, tous les oiseaux du monde vinrent chacun lui offrir une de leur plume pour le revêtir.
Tous, sauf un, le hibou qui, se tenant à l’écart en refusant ce faible don, s’attira l’indignation de ses congénères et fut condamné à vivre loin de la lumière.
Depuis ce jour, celui qui porte ombrage au roitelet attire sur lui le feu du ciel, et la chaumière qui lui offre l’hospitalité sera emplie de joie et de bonheur.
Le Violoniste
Léane
Venue d’un monde irréel,
Jouant la flûte au naturel,
Elle soigne tout par la musique,
Et un peu de poudre magique,
Du vieux tronc à la jeune liane.
Admirez la frêle « Léane ».
L'Ove
Réminiscence du fond des âges,
Semblant inventer le péché,
Donnant la Pomme à l’Homme Sage,
La Femme « Une » s’est dévoilée
Aux yeux de ceux qui la désirent
Et qui veulent la posséder…
Pour le meilleur et pour le pire,
Leur donnant son corps à aimer.
Méthapoesis
Se transformant par la force,
de celui qui entre en elle,
Telle la sève sous l’écorce,
pour la rendre encore plus belle,
Et la faire un peu moins « lisse »,
naquit « Méthapoesis ».
Ou : Lorsque l’esprit du cheval
prend possession d’un corps de femme…
Mon Rêve
Juste un instant transparent,
Un sentiment que l’on hume…
Juste un accord pour le vent,
Comme un talent qu’on présume…
Juste un espoir dans le temps,
Qui prend l’allure d’une plume…
Nous ne sommes que passants,
Cette minute est trop brève…
Ne dérangeons pas l’enfant,
Et laissons le à son Rêve…
Olivia
Oeuvre personnalisée
Prélude
Un archet entre
ses deux mains,
et empreinte de certitudes,
jouant déjà son lendemain,
mieux qu’un concerto,
c’est « Prélude ».
Premier Emoi
Mais à qui vais-je bien pouvoir
donner le pétale de l’espoir ?
Celui qui va le rendre heureux
pour un jour ou peut-être deux…
Qui sera l’Elu de mon cœur,
choisi par une simple fleur ?
Devenant mon prince « charmant »
quand tombera : « passionnément »,
ou disparaissant tout à coup
quand j’effleurerai : « pas du tout »
Je l’aperçois…
il me sourit…
J’en suis déjà…
A la folie…
Quelques Notes
Quelques Notes Deux êtres…
Aussi deux enfants. Peut-être…
Bientôt des amants.
Qui sait ce que porte le vent ?
Il l’attire comme un aimant
lui offrant l’amour en jouant.
Mais ses yeux fuient bien souvent,
quand cela devient trop prégnant.
Ceci est un jeu pour les grands
et son corps a besoin de temps.
Elle le regarde en souriant
semblant vouloir lui dire… « attends »
Comme l’oiseau que je te tends;
attends juste le bon moment…
Et j’ouvrirai mes ailes quand
vers toi me soufflera le vent.
Violine
Violine est une sculpture en bronze
d’une femme prenant la forme d’un violon.



























































































